Les détenus et les familles

D’après les chiffres communiqués par le Conseil de l’Europe, quelque 40 000 citoyens européens sont détenus dans un autre pays que le leur. 70 000 étrangers au moins sont par ailleurs incarcérés dans des prisons européennes. Les tendances actuelles en matière de flux migratoires laissent à penser que ces chiffres sont appelés à augmenter.

Les détenus étrangers représentent une population largement oubliée. Marginalisés par une société qui ne leur reconnaît aucun droit à la compassion, ils le sont également à l’intérieur du système pénitentiaire.

  • Des différences culturelles et linguistiques les mettent à l’écart de la plupart des autres détenus.
  • L’éloignement de leur famille et de leur entourage, qui ne peuvent pas en général leur rendre régulièrement visite, ne fait qu’accroître leur isolement.
  • Ils ne connaissent généralement pas leurs droits.
  • Ils sont très peu, pour ne pas dire jamais, informés dans leur propre langue.
  • Faute de comprendre la langue du pays de détention, ils sont souvent exclus des programmes éducatifs mis en place par les prisons.
  • Il est difficile pour la plupart d’entre eux de décrocher un travail.
  • Les différences culturelles et linguistiques freinent également l’accès aux services médicaux et à des soins de qualité.
  • Une fois la peine purgée, les anciens détenus sont renvoyés dans leur pays d’origine sans aucune préparation préalable, ou alors minime. Au cours de leur détention à l’étranger, ils ont souvent perdu contact avec leur famille et leur entourage et se retrouvent sans abri à leur retour. Sans compter que nombre d’entre eux rentrent aussi avec des problèmes de santé qui  méritent une attention particulière.
  • À leur retour au pays, les anciens détenus à l’étranger ne relèvent généralement pas de la compétence des institutions publiques et ne bénéficient ni de l’attention ni de l’accompagnement apportés aux personnes libérées. Leur risque de récidive n’en est que plus grand. Dans certains cas, cela peut signifier que des personnes condamnées à l’étranger pour des délits aussi graves que des violences ou des délits sexuels peuvent, une fois rentrées au pays, ne bénéficier d’aucune mesure de suivi et qu’elles risquent ainsi de commettre d’autres délits graves.
  • Les familles souffrent pendant et après la détention d’un parent à l’étranger.

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